Dominique suggère de consulter l’article sur l’art de Wikipedia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Art
Raymonde et André signalent aussi un texte de François de Saint-Cheron « MALRAUX CRITIQUE D’ART » :
http://membres.lycos.fr/malrauxbangkok/francais/saint_cheron_conclusion.htm
2.2.09
Texte préparatoire à la Conférence "Art brut : aux sources de la création ?" par Laurent Danchin. Le 20 mars à 18 heure, MPT de Montauroux
Pour préparer une réflexion sur l’art et la création, à une époque où s’affrontent deux idéologies artistiques incompatibles, cette conférence, illustrée de diapositives, présentera quelques grands classiques de l’art brut tel qu’il a été défini par Jean Dubuffet, et montrera des cas plus récents d’art autodidacte spectaculaire. L’art brut était à l’origine une forme spontanée, non professionnelle, de création, dont les auteurs – pensionnaires d’hôpitaux psychiatriques, médiums spirites ou marginaux illuminés –, oeuvraient le plus souvent dans la solitude, poussés par une nécessité intérieure que rien ne pouvait arrêter. Aujourd’hui cette forme d’art, non savante mais fortement inspirée, a de nombreux descendants que désignent une multiplicité d’étiquettes : art singulier, art hors les normes, Création Franche, Neuve Invention, art outsider, etc. Autant de sous-catégories d’un genre insolite qui est au cœur des mutations de l’art populaire contemporain.
Durée : environ 1h 30. Matériel requis : projecteur de diapositives, deux carrousels (environ 150 images).
L’auteur : Ecrivain, conférencier, critique d’art, commissaire d’expositions, Laurent Danchin, né le 1er octobre 1946, est agrégé de Lettres Modernes, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure. Il a enseigné les Lettres aux lycées de Nanterre et de Boulogne Billancourt, et l’analyse filmique ainsi que la culture générale à l’Ecole Emile Cohl à Lyon. Spécialiste de l’art brut et singulier, il est le correspondant de la revue anglaise Raw Vision, élue meilleure revue d’art de l’année 1998 par l’UNESCO.
Derniers ouvrages parus :
La fin de l’apartheid ? Pour un art postcontemporain, Paris, Lelivredart, mars 2008.
Art brut - L'instinct créateur, Paris Gallimard, Découvertes n° 500, novembre 2006.
Jean Dubuffet, peintre philosophe, Paris, Ed. de L’Amateur, 2001 et Jean Dubuffet, Paris, Terrail, 2001.
L’art contemporain et après… Paris, Phénix Editions, avril 1999.
Art Outsider et Folk Art des collections de Chicago (avec Martine Lusardy), Paris, Hoebeke/Halle Saint Pierre, 1998.
Artaud et l’asile – 2 : Le cabinet du Docteur Ferdière, Paris, Séguier, 1996.
Art Brut & Compagnie (avec Martine Lusardy et Véronique Antoine-Andersen), La Différence, La Halle Saint Pierre, 1995.
En préparation : Eloge du dessin à l’ère multimédia (à paraître chez Lelivredart) et le commissariat d’une rétrospective Chomo (à la Halle Saint Pierre, en septembre 2009).
Deux livres :
1/ sur l'art brut, dans la collection illustrée Gallimard Découvertes :
Art Brut - L'instinct créateur, Gallimard, Découvertes n° 500, novembre 2006. ISBN : 2-07-033699-9
Contact : alain.deroudilhe@gallimard.fr C'est un libraire qui doit commander les livres pour la signature.
2/ sur l'art contemporain et la querelle de l'art officiel en France :
Pour un art poscontemporain, lelivredart, mars 2008. ISBN : 978-2-35532-027-9
Contact : lelivredart.com J'apporterai les livres moi-même.
Durée : environ 1h 30. Matériel requis : projecteur de diapositives, deux carrousels (environ 150 images).
L’auteur : Ecrivain, conférencier, critique d’art, commissaire d’expositions, Laurent Danchin, né le 1er octobre 1946, est agrégé de Lettres Modernes, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure. Il a enseigné les Lettres aux lycées de Nanterre et de Boulogne Billancourt, et l’analyse filmique ainsi que la culture générale à l’Ecole Emile Cohl à Lyon. Spécialiste de l’art brut et singulier, il est le correspondant de la revue anglaise Raw Vision, élue meilleure revue d’art de l’année 1998 par l’UNESCO.
Derniers ouvrages parus :
La fin de l’apartheid ? Pour un art postcontemporain, Paris, Lelivredart, mars 2008.
Art brut - L'instinct créateur, Paris Gallimard, Découvertes n° 500, novembre 2006.
Jean Dubuffet, peintre philosophe, Paris, Ed. de L’Amateur, 2001 et Jean Dubuffet, Paris, Terrail, 2001.
L’art contemporain et après… Paris, Phénix Editions, avril 1999.
Art Outsider et Folk Art des collections de Chicago (avec Martine Lusardy), Paris, Hoebeke/Halle Saint Pierre, 1998.
Artaud et l’asile – 2 : Le cabinet du Docteur Ferdière, Paris, Séguier, 1996.
Art Brut & Compagnie (avec Martine Lusardy et Véronique Antoine-Andersen), La Différence, La Halle Saint Pierre, 1995.
En préparation : Eloge du dessin à l’ère multimédia (à paraître chez Lelivredart) et le commissariat d’une rétrospective Chomo (à la Halle Saint Pierre, en septembre 2009).
Deux livres :
1/ sur l'art brut, dans la collection illustrée Gallimard Découvertes :
Art Brut - L'instinct créateur, Gallimard, Découvertes n° 500, novembre 2006. ISBN : 2-07-033699-9
Contact : alain.deroudilhe@gallimard.fr C'est un libraire qui doit commander les livres pour la signature.
2/ sur l'art contemporain et la querelle de l'art officiel en France :
Pour un art poscontemporain, lelivredart, mars 2008. ISBN : 978-2-35532-027-9
Contact : lelivredart.com J'apporterai les livres moi-même.
Présentation du thème du Café-philo du 6 février 2009 par Dominique Bouillon et Chantal Brient
Quel est l’emploi le plus vrai ? Est-ce que je suis mon corps ou est-ce que j’ai un corps ?
- Comme je ne parviens que très progressivement à la conscience de moi-même - la psycho clinique en témoigne dans son secteur - il semble bien que je ne sois pas mon propre corps pour moi-même sans la médiation d’une image qui en objective la valeur : j’ai un corps à travers une série d’identifications à l’image du corps de l’autre, et à mon reflet dans un miroir. C’est ce que nous apprennent les stades du développement corporel et psychique du narcissisme primaire, et celui dit « du miroir », qui caractérisent la sexualité infantile.
- Ainsi, je ne suis moi-même que parce que ma construction psychique suit pas à pas la construction de mon image corporelle comme conscience intime. Alors je suis bien mon propre corps, qui réalise mon imaginaire, et symbolise ce que suis et ce que j’ai. La pathologie montre les suites d’un nouage défaillant entre ces deux constructions, par exemple la représentation significative du corps dans la psychose, la dépression, ou la dysmorphophobie.
- Que répondre en ce cas à la question posée ? Toute la culture m’impose sur-moïquement d’objectiver, d’instrumentaliser, de maîtriser mes tendances, qui sont et qui expriment mon être corporel : il faut avoir un corps pour l’assujettir. Or la clinique fait dépendre la guérison de l’assouplissement de ce sur-moi social (non de sa disparition). Il faut donc trouver la mesure, harmoniser l’avoir à l’être, savoir être un corps et ne pas se contenter d’en avoir un. On peut alors se demander quels rôles jouent les différentes instances psychiques dans cette redistribution, et quelle est la part de l’inconscient individuel par rapport à l’inconscient social dans la transformation de notre manière d’être.
23.1.09
Texte de Dominique préparatoire à la réunion du 6 février 2009
Problématique du thème « Être ou avoir un corps »
Platon, dans le Phédon, au sens où la mort est la séparation de l'âme et du corps, qui délivre l'âme du souci d'avoir à le soigner et lui permet de s'exercer librement à ses activités propres, en tant qu'immortelle (penser, philosopher).
Descartes, qui reprend la démonstration de l'immortalité de l'âme du Phédon, en montrant qu'on peut douter d'avoir un corps, puisque nous nous trompons en rêve à son sujet, mais que l'exercice de la pensée à travers le doute prouve que nous existons comme sujet exposé à des rêves, ce qui s'exprime à travers le "je pense, je suis, je suis une chose qui pense, l'âme est plus facile à connaître que le corps", etc.
Les auteurs des lumières ont entériné la division du sujet cartésien, en modifiant la méthode de la métaphysique, la statue de Condillac "est" l'odeur de rose, avant que ses opérations ne se différencient et qu'elle ne commence à réfléchir en objectivant son propre corps.
C'est la sensibilité qui change de statut chez eux, et qui conditionne toute la connaissance, l'apparition des idées étant très progressive et dépendante des expériences.
Mais il y a des penseurs qui triomphent de cette opposition, Nietszche, antiplatonicien, pour qui le corps est une "grande raison", et la subjectivité, y compris celle des philosophes, "expressive" d'une volonté de puissance ou de vivre qui est celle d'un corps indistinctement âme il vaut mieux dire : "sujet".
Enfin les penseurs de l'existence ont rendu le "sujet" indistinctement âme et corps: c'est à travers ma conscience que j'aperçois ce que "exister" signifie quand je mesure que le temps, sans dieu, est un pur passage, un flux instantané, une abolition ou un anéantissement. Je ne dois qu'au fait d'être pensant la perception du passage lui-même comme articulé par les trois temps, passé (du souvenir), avenir (de l'attente), et présent (de la présence et de la durée, de l'être): il n'y a d'être que pour un sujet qui résiste à la mort ou au rien, en pensant et par la pensée, à l'abolition, à la néantisation propre à toute chose dite "exister", mais à tort, l'homme seul "existant" au sens où il pense. Exister veut dire se manifester au dehors, s'élever, passer à un degré supérieur de perfection, comme la plante fleurit, phusis en grec veut dire la nature comme ce qui fuse et se montre. C'est encore la thèse du primat du sujet pensant, comme plus facile à connaître comme existant que tout ce qui est comme corps, et comme condition de toute représentation et pensée du corps. C'est cependant à travers le corps perçu et ressenti que je détermine ma condition, finie, mortelle, vulnérable, fluente, etc. Je finis bien par "être" ou par me définir essentiellement comme "mon" corps, ici et là.
La problématique de l'avoir et de l'être me vient d'une réflexion sur le principe de droit "habeas corpus ad subjiciendum", "tu as un corps à assujettir", au principe de la liberté personnelle d'après les Anglais, et des réflexions plus récentes de Michel Foucault sur les fondements de la politique : les Etats n'ont de prise que sur les corps, ils gèrent des corps parce que nous sommes libres au for intérieur, on ne peut sanctionner pénalement les sujets que sur leur avoir et leurs dépendance dans l'espace, donc dans leur corps, leurs biens, leurs propriétés, leur réputation, etc. au sens de l'avoir. Les penseurs spiritualistes seraient d'accord.
Platon, dans le Phédon, au sens où la mort est la séparation de l'âme et du corps, qui délivre l'âme du souci d'avoir à le soigner et lui permet de s'exercer librement à ses activités propres, en tant qu'immortelle (penser, philosopher).
Descartes, qui reprend la démonstration de l'immortalité de l'âme du Phédon, en montrant qu'on peut douter d'avoir un corps, puisque nous nous trompons en rêve à son sujet, mais que l'exercice de la pensée à travers le doute prouve que nous existons comme sujet exposé à des rêves, ce qui s'exprime à travers le "je pense, je suis, je suis une chose qui pense, l'âme est plus facile à connaître que le corps", etc.
Les auteurs des lumières ont entériné la division du sujet cartésien, en modifiant la méthode de la métaphysique, la statue de Condillac "est" l'odeur de rose, avant que ses opérations ne se différencient et qu'elle ne commence à réfléchir en objectivant son propre corps.
C'est la sensibilité qui change de statut chez eux, et qui conditionne toute la connaissance, l'apparition des idées étant très progressive et dépendante des expériences.
Mais il y a des penseurs qui triomphent de cette opposition, Nietszche, antiplatonicien, pour qui le corps est une "grande raison", et la subjectivité, y compris celle des philosophes, "expressive" d'une volonté de puissance ou de vivre qui est celle d'un corps indistinctement âme il vaut mieux dire : "sujet".
Enfin les penseurs de l'existence ont rendu le "sujet" indistinctement âme et corps: c'est à travers ma conscience que j'aperçois ce que "exister" signifie quand je mesure que le temps, sans dieu, est un pur passage, un flux instantané, une abolition ou un anéantissement. Je ne dois qu'au fait d'être pensant la perception du passage lui-même comme articulé par les trois temps, passé (du souvenir), avenir (de l'attente), et présent (de la présence et de la durée, de l'être): il n'y a d'être que pour un sujet qui résiste à la mort ou au rien, en pensant et par la pensée, à l'abolition, à la néantisation propre à toute chose dite "exister", mais à tort, l'homme seul "existant" au sens où il pense. Exister veut dire se manifester au dehors, s'élever, passer à un degré supérieur de perfection, comme la plante fleurit, phusis en grec veut dire la nature comme ce qui fuse et se montre. C'est encore la thèse du primat du sujet pensant, comme plus facile à connaître comme existant que tout ce qui est comme corps, et comme condition de toute représentation et pensée du corps. C'est cependant à travers le corps perçu et ressenti que je détermine ma condition, finie, mortelle, vulnérable, fluente, etc. Je finis bien par "être" ou par me définir essentiellement comme "mon" corps, ici et là.
La problématique de l'avoir et de l'être me vient d'une réflexion sur le principe de droit "habeas corpus ad subjiciendum", "tu as un corps à assujettir", au principe de la liberté personnelle d'après les Anglais, et des réflexions plus récentes de Michel Foucault sur les fondements de la politique : les Etats n'ont de prise que sur les corps, ils gèrent des corps parce que nous sommes libres au for intérieur, on ne peut sanctionner pénalement les sujets que sur leur avoir et leurs dépendance dans l'espace, donc dans leur corps, leurs biens, leurs propriétés, leur réputation, etc. au sens de l'avoir. Les penseurs spiritualistes seraient d'accord.
10.1.09
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